MICI : Maladie de Crohn et RCH

Qu’est ce que les MICI ?

On entend de plus en plus parler de MICI ou Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin. Les MICI regroupent deux maladies : la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Aujourd’hui, environ 200 000 personnes souffrent de MICI en France et 2,5 millions en Europe. En général, ces maladies sont diagnostiquées à un âge variant de 15 à 30 ans. En ce qui me concerne, j’ai été diagnostiqué à l’âge de 25 ans. Les MICI se manifestent par des périodes de crises (poussées) de fréquences et de durées variables. La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique se caractérisent par une inflammation chronique de la muqueuse intestinale. Les symptômes sont, dans la plupart des cas, des diarrhées fréquentes sanglantes accompagnées de mucus (forme de glaire), des douleurs abdominales très fortes, et de grosses périodes de fatigue.

Pour la rectocolite hémorragique, l’inflammation peut être localisée au niveau du rectum et du côlon tandis que pour la maladie de Crohn, l’inflammation peut être localisée dans tout le tube digestif, de la bouche à l’anus (le plus souvent au niveau de l’intestin grêle). Elles évoluent par poussées inflammatoires de durées et de fréquences variables en fonction des patients.

La cause

Sur Wikipédia on peut lire : « Leur origine est inconnue, mais qui dans un certain nombre de cas au moins pourraient être liées à une prédisposition génétique (conséquence de l’évolution humaine et de l’aseptisation de l’environnement actuel) et aux faibles doses de nombreux résidus de produits toxiques contenus dans l’alimentation moderne »

Je vais vous donner mon avis sur le sujet mais je vous préviens, cela reste uniquement mon avis personnel.

Je pense sincèrement que la RCH et la maladie de Crohn sont dues à une alimentation inappropriée. En effet, le patient souffre déjà d’une fragilité au niveau des intestins. Une fragilité qui peut s’expliquer par la prise de médicaments forts comme des antibiotiques. Suite à cette fragilité, un déséquilibre de la flore intestinale s’installe et les « mauvaises » bactéries prennent le dessus sur les « bonnes ». Avec ce déséquilibre les intestins ne fonctionnent plus normalement et c’est à ce moment que la porte est ouverte aux maladies auto-immunes. Je généralise le problème aux maladies auto-immunes car je suis convaincu que l’origine des maladies auto-immunes se situe dans l’intestin (tout comme pleins d’autres soucis de santé).

Afin de comprendre pourquoi j’ai eu une rectocolite hémorragique, j’ai retracé ma vie depuis mon enfance sur les différentes maladies et autres soucis de santé que j’ai eu.

Dès l’âge de 6 ans je faisais de l’asthme et jusqu’à mes 18 ans, je prenais, comme tous les asthmatiques, de la ventoline. J’ai eu pas mal de bronchites asthmatiformes que je guérissais avec la prise d’antibiotiques. Par la suite, mon asthme s’est atténué pour disparaître vers l’âge adulte. J’ai également eu énormément d’acné jusqu’à il n’y a pas longtemps. Cela a commencé vers l’âge de 13 ans, et vers mes 18 ans, comme les boutons persistaient, mon dermatologiste m’a prescrit un traitement très lourd à base de Roaccutane. Le traitement a duré 1 an, et a finalement été inefficace car l’acné a fini pas revenir.

Puis, au moment du déclenchement de la maladie, je me rappelle avoir été dans une période de stress extrême accompagnée d’une hygiène de vie désastreuse :peu de sommeil, énormément de mal bouffe, une activité physique inexistante. C’est à ce moment-là que la rectocolite s’est déclenchée. En ce qui me concerne, je pense sincèrement que c’est la combinaison de la prise d’antibiotiques et de Roaccutane, mon hygiène de vie et le stress qui ont contribué à l’affaiblissement de ma flore intestinale. J’aurai l’occasion de vous parler plus en détails de mon histoire dans un autre article.

Traitement

Il existe différents traitements selon le niveau de gravité de la maladie. Les MICI peuvent exiger l’immunosuppression pour contrôler les symptômes, tels que l’azathioprine, le méthotrexate ou la mercaptopurine, voire une forme de mésalazine.

On retrouve à peu de choses près les mêmes médicaments pour la rectocolite hémorragique (RCH) et la maladie de Crohn. (Source www.hepatoweb.com) :

  • Les dérivés salicylés : Pentasa ®, Rowasa ® et Fivasa ®
  • Les corticoïdes à action systémique : Prednisone (Cortancyl ®), Prednisolone (Hydrocortancyl ®, Solupred ®), Méthylprednisolone (Médrol ®, Solu-Médrol ®)
  • Les immunosuppresseurs : L’azathioprine (Imurel ®) et la 6-mercaptopurine (Purinethol ®) et plus récemment les Anti-TNF : l’infliximab (Rémicade ®).

En ce qui me concerne, j’étais sous Pentasa en sachets, en suppositoires et en suspension rectale. J’ai eu la chance de faire attention à mon alimentation dès l’apparition de la rectocolite hémorragique ce qui m’a permis de ne pas prendre des médicaments plus forts.

N’hésitez pas à parler de votre traitement dans les commentaires ci-dessous.

2 comments

Bonjour, j’ai 18 ans et je suis atteinte de la RCH depuis mes 17 ans. J’ai exactement eu le même parcours que toi, j’ai eu beaucoup d’acné et j’avais pris un antibiotique et à ce moment là c’était ma période de bac donc je stressais énormément donc le tout m’a fait déclenché la RCH. En ce moment Je suis également sous pantasa comme toi mais j’ai pris 2 mois de la cortisone et qui dis cortisone dis acné donc mon acné est revenue, je l’ai arrêtée il y a 2 mois mais l’acné est encore là j’en peux relativement plus…. je voulais partager ça, courage à toi

Bonjour,

Serait il possible d’avoir la liste en français ? Merci

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